Parfois l'amour c'est lourd.
Je suis tombé dans un regard lors d'une sesshin et j'arrive pas à remonter. En même temps il y avait à la fois une gentillesse profonde et de l’espièglerie qui s'en dégageait. A ce moment là j'avais pas envie de me dégager, mais maintenant j'ai glissé et je suis au fond.
Et puis c'est elle qui a fait feu, je suis presque une victime. Elle a commencé à me regarder avec une très grande intensité, je baissais le regard et je sentais que ça l'amusait. Elle le faisait avec à la fois de l'amour, de l'amusement et tout de même une sacré détermination.
Pour ne plus avoir peur des zombies une psy a proposé à ma fille de regarder les préparations de tournage, la construction des effets spéciaux. Ça permet de prendre du recul. C'est un peu ce que je fais ici, j'enquête sur les secrets du tournage.
Une autre fille que je rencontrais pour la première fois a flashé sur moi et me colle. Elle ne m’intéressait pas du tout. Elle était plutôt intelligente mais elle finissait par me gêner car elle ne cachait pas ses désirs et je ne sais pas être brutal dans ces cas là. Ces coïncidences me font souvent penser qu'il y a des relations subtiles entre des événements qui semblent sans lien. Je perçois que ces relations existent mais je n'arrive pas à les comprendre.
Bon je reviens à elle.
Elle était belle, elle était assise un peu plus loin sur le dojo et je pouvais la regarder. Sa posture était superbe, son corps redressé sur le zafu était puissant. Une érection splendide. Sa coiffure avec un élastique sur le sommet de la tête en faisait une guerrière. Une guerrière d'elle même.
Ce qui est étrange c'est que je n'arrive plus à me souvenir du sujet de notre premier échange, mais c'était animé et elle finissait ses phrases en me regardant droit dans les yeux. Il y avait à la fois un sourire et quelque chose de bien droit. C'est là que j'ai commencé à perdre pied.
Je me sentais assez fort pour jouer avec ça, mal m'en a pris, je ne l'étais pas du tout. J'ai pris du plaisir à plonger dans son regard en ne me rendant pas compte que je ne faisais pas que prendre du plaisir. Je développais de l'attachement.
Il y a eu au moins une chose positive dans ces mésaventures c'est que j'ai mieux compris une partie de la coproduction conditionnées :
......
Le contact crée la sensation
La sensation crée l'attachement
L'attachement crée le devenir
.....
Pour les parties avant et après c'est moins clair mais pour cette partie là c'est devenu évident. Mon devenir est que je fais tout ce qui est possible en ce moment pour aller sur Paris et essayer de recréer un contact.
Ensuite mes sentiments sont devenus plus forts mais surtout plus lourds. J'ai perçu un blocage, je n'arrivais plus à lui parler sans me sentir entravé. Elle a du le sentir et inconsciemment a mis plus de retenu dans les échanges.
Cette sesshin très longue est devenue trop courte, et je ne pouvais pas faire autrement que de la regarder. Elle devait bien s'en rendre compte. Au moment de partir je suis allé lui dire au-revoir. Bizarrement je n'ai pas été timide, il fallait que je le fasse, elle m'a serré dans ses bras de façon inattendue et je suis reparti avec des flammes dans le cœur.
Maintenant j'aimerai qu'elle s'attache, qu'elle ai envie de me voir, qu'elle soit un peu malheureuse de ne pas m'avoir. C'est pas très joli et j'espère que ça ne marchera pas.
C'est lourd
La mort me guette, et chaque jour le risque de rater ma vie augmente. Un jour je rencontre le Zen qui propose de ne rien atteindre. Mais ça, c'est encore plus dur que de ne pas rater sa vie. On ne peut pas comprendre cette idée avec des explications logiques, mais avec de petites histoires on peut partager son intuition.
jeudi 31 mars 2016
samedi 26 mars 2016
L'insconscient est structuré comme un langage
Je me suis usé les yeux sur cette phrase de Lacan, que cela voulait-il dire ? Puis ce soir j'ai eu un éclair.
En allant à Paris je me suis livré à deux actes manqués. Je pense que ce sont des actes manqués car c'est le genre de choses que je ne fais jamais habituellement.
Dans le train qui arrive à Paris j'oublie ma valise et avant de reprendre le train pour repartir j'oublie la valise en salle de réunion.
Les actes manqués sont la preuve selon Freud de l'existence de l'inconscient. Pour voir l'inconscient et pour comprendre sa structure il faut regarder les actes manqués.
Alors pourquoi structuré comme un langage ?
A travers ces deux actes manqués je construis une phrase : je pose mes valises à Paris.
Impossible à ce moment là de m'avouer que je voulais m'installer à Paris. Et pour le faire remonter l'inconscient à travers mes oublis contruis une phrase qui est assez direct "je pose mes valises à Paris" mais qui est aussi une métaphore.
La métaphore est un procédé de langage qui consiste à transporter le sens du genre à l'espèce (selon Aristote). On le comprend bien dans cette exemple, "je pose mes valises à Paris" transporte le genre "Bagage" à l'espèce "Maison".
Mon acte manqué est une ici une métaphore, c'est pourquoi on peut dire que l'insconscient est structuré comme un langage.
En allant à Paris je me suis livré à deux actes manqués. Je pense que ce sont des actes manqués car c'est le genre de choses que je ne fais jamais habituellement.
Dans le train qui arrive à Paris j'oublie ma valise et avant de reprendre le train pour repartir j'oublie la valise en salle de réunion.
Les actes manqués sont la preuve selon Freud de l'existence de l'inconscient. Pour voir l'inconscient et pour comprendre sa structure il faut regarder les actes manqués.
Alors pourquoi structuré comme un langage ?
A travers ces deux actes manqués je construis une phrase : je pose mes valises à Paris.
Impossible à ce moment là de m'avouer que je voulais m'installer à Paris. Et pour le faire remonter l'inconscient à travers mes oublis contruis une phrase qui est assez direct "je pose mes valises à Paris" mais qui est aussi une métaphore.
La métaphore est un procédé de langage qui consiste à transporter le sens du genre à l'espèce (selon Aristote). On le comprend bien dans cette exemple, "je pose mes valises à Paris" transporte le genre "Bagage" à l'espèce "Maison".
Mon acte manqué est une ici une métaphore, c'est pourquoi on peut dire que l'insconscient est structuré comme un langage.
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